Elle regarde l'objet autrefois aimé avec un regard froid, elle constate qu'il est comme ci, qu'il est comme ca, il est comme ca elle ne le changera pas. C'est elle qui a changé.
Alors, c'est fini. Bien fini. Tous ce qu'elle ressentait maintenant, c'était du dégout mélé d'une vague colère.
Pendant des années elle avait été obsédée par lui.
Maintenant elle redevenait elle même.
Elle manipulait les uns, elle exploitait les autres, elle n'avait pas un gramme de coeur .
L'imbécilité du désir érotique la rendait plus forte, plus mûre.
La tyranie du sentiment la faisait jouir.
Ils mendiaient son plaisir, ils quémendaient, ils tremblaient même .
Ils suffisaient qu'elle promette un vague délice ou remonte un peu sa jupe sur ses cuisses pour qu'ils ronronnent comme des matous...
Mais ils étaient si collants... c'est pas sexy, la glue .
Un duel féroce s'annoncait.
